J’ai compris que j’étais hypersensible très tard dans ma vie. Cela a été une révélation et j’ai enfin découvert que je n’étais pas TROP mais uniquement TRES sensible.
J’avais déjà remarqué que tout me « touchait » plus fort que la moyenne : un film, un geste violent dans la rue, une chanson (qui prône la violence ou insulte). J’avais aussi des crises de larmes assez violentes et des pics de joies si intenses que l’on (enfin une partie de mon entourage) a presque fini par me faire croire que j’étais cyclotimique. J’arrivais à « sentir » ce que vivaient les autres dans leur petit monde intérieur et leurs émotions. Cela aussi me rendait triste de voir la tristesse chez les autres.

Poser un mot sur une réalité (oppressante) de son quotidien n’est pas le but. Cela est simplement rassurant. C’est comme trouver un panneau qui nous motive à continuer sur une route. J’ai donc commencé, à partir de 30 ans à chercher des moyens de mieux vivre cet aspect de ma personnalité pour rendre ma vie plus douce.

D’autant que je vis dans une grande ville (Paris) qui est un univers extrêmement violent pour les hypersensibles (et aussi tous les autres qui souffrent de la pollution, des transports etc).

 

L’hypersensibilité se vit (se voit) à plusieurs niveaux

J’ai compris qu’il y a plusieurs facettes (oui que l‘on peut dessiner en arobrescence)(en vidéo ici) à la réalité des personnalités hypersensibles. J’ai dû trouver des astuces pour chacunes. Voici quelques exemples.

 

LE poids de l’émotion

On nait hypersensible (et j’ai l’impression que cela augmente avec l’âge)(à moins que ce soit mon métier qui me rende plus sensible). C’est donc comme sa couleur de cheveux (ça on peut tricher) ou sa taille, on va devoir accepter et faire avec.
J’ai donc découvert la communication ESPERE de Jacques Salomé (merci supermaman) qui m’a permise de réussir à exprimer mes émotions. J’ai réalisé que le plus important est de mettre des mots dessus pour ne pas les porter (au sens propre et figuré… J’en ai eu marre de grossir encore et encore à force de ne pas savoir dire non ou stop).
La communication bienveillante et assertive va vous permettre de « présenter » (et parfois de faire comprendre)(mais cela ne fonctionnera pas avec tout le monde) votre réalité et votre niveau émotionnel intense.

Astuces
Ecrire tous les jours des pages d’émotions pour faire le point avec « soi-m’aime »
sur notre état émotionnel. Idéalement (j’explique ici depuis le début de cette habitude) les écrire le matin permet une véritable douche mais le soir cela permet aussi de « tirer la chasse d’eau » sur tout ce qui mijote à l’intérieur de vous.

(crédit photo by Hannah Olinger on Unsplash)

Trop de bruit ! Chut ! 

Nous vivons dans un monde où la pollution sonore (après celle visuelle acceptée via la publicité) est omniprésente et extrêmement fatiguante. Hélas, c’est une fatigue qui vient s’ajouter à celle de la journée et des émotions déjà intenses.
Je vous invite à écouter en pleine conscience. Toutes les boutiques, bars, restaurants et même certains musées passent de la musique non stop. J’ai même versé une larme le jour où j’ai entendu qu’une chaine de hamburgers diffusait de la musique dehors sur le trottoir.

Astuces
Les boules Quies ! (ou les casques anti-bruit) car non, mettre un casque de musique et rajouter du bruit sur du bruit cela n’est pas confortable sur le long terme. J’en ai toujours avec moi dans mon sac 2 paires pour quand j’ai besoin de créer ma bulle ou de faire une pause anti-bruit. Je les sors dans le métro, quand je travaille (comme en écrivant cet article dans un lieu public).
Et sinon, je demande aussi à baisser le son dans les endroits où je sais que je vais rester plus de 2 heures. Souvent ils acceptent et cela fait une vraie différence.

(crédit photo by Goh Rhy Yan on Unsplash)

 

J’ai mal quand tu as mal

L’empathie est un pouvoir incroyable sauf quand on le subit par méconnaissance. Il devient alors un poids énorme et un outil pour créer des drames avec nos proches (croyez-moi pendant des années c’était une galère).
Vous pouvez donc choisir de vivre dans un monde impitoyable digne de Dallas ou de créer un monde de Bisounours en choisissant avec soin ceux qui passent le plus de temps auprès de vous (oui le choix des collègues, patrons pour les salariés et clients pour indépendants est un choix crucial).
S’entourer de personnes positives, constructives et souriantes va transformer votre vie.

Astuces
Faire le tri dans ses amis par la puissance de la joie (oui comme avec ses livres et vêtements grâce à Marie kondo ou un coach ou psy pour vous accompagner).

Choisir d’éteindre (voir jeter) la TV et ne plus écouter/regarder les programmes qui prônent violence et humiliation reste pour moi l’acte le plus simple et efficace à mettre en place.
Tout comme pour les séries TV, vous pouvez choisir de regarder certaines qui donnent du sens à la vie (article ici) ou d’autres qui font chanter (article là).

Crédit photo by Daniel von Appen on Unsplash

Sensibilité au beau

Cette sensibilité au beau n’est pas évidente dans un univers fait de goudron, de personnes qui font la gueule dans la rue, se bousculent, sans parler des crottes de chien (qui font tomber en dépression les Japonais en manque de romantisme à la française).

La réalité n’est pas toujours aussi belle que dans les films, pourtant je pense que l’on peut tenter de changer de regard sur sa ville en aiguisant sa créativité et son oeil.

Astuces
Chercher et sublimer le beau dans son quotidien (jusque dans le métro et dans le béton). Il existe de nombreux artistes qui ont réussi à transformer notre quotidien urbain et cela me donne toujours le sourire (photos des articles ici et ici). Vous pouvez aussi rejoindre des groupes déjà établis commes les incroyables coméstibles qui remettent du vert (qui se mange) dans nos rues.

Vous pouvez aussi vous laisser surprendre au coin des rues, sur les immeubles et parfois au sol par la magie des tags et dessins d’artistes qui vous inspirent comme mon amie Sné (ici son instagram).

Enfin, à vous de sublimer votre quotidien en apprenant à dessiner, peindre et en prenant le temps de mettre de la couleur et des belles formes chaque journée dans un carnet (il faut bien commencer petit).

Crédit photo by Victoria Bilsborough on Unsplash

 

Être hypersensible dans une grande ville comme Paris demande d’utiliser des astuces pour bien vivre au quotidien le bruit, la violence, l’individualisme et la promiscuité dans les espaces souvent trop petits goudronnés et où l’on se cogne aux gens plus qu’on ne les rencontre. J’espère que mes petites astuces vous aideront.

Et vous, vous vivez comment votre hypersensibilité ?

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