Le jour des droits de la femme est comme chaque année à double tranchant (ici et ici). Pour certains c’est une fête et pour d’autres une journée de triste réalité qui nous pousse à faire le bilan de tout ce qu’il reste à faire.

J’ai donc été conviée en « tant que femme » à faire un shooting photo sur ma ligne de métro parisien, à profiter de réductions pour des produits de beauté etc.
Alors que les femmes sont toujours payées moins cher que les hommes, que malgré les quotas, nous ne sommes pas représentées en politique, je ne parle pas des tâches ménagères… Et je n’ose pas ajouter les sujets comme le harcèlement (ici la dernière campagne de la RATP) ou la violence qui ne sont pas condamnés :/ sic sic

J’accepte la réalité.
Cette réalité complètement folle où l’on mélange des droits et le principe d’une fête (célébrer quelque chose de joyeux, une bonne nouvelle).

C’est parce que j’accepte cette réalité que je demande l’équité pour les femmes et non pas l’égalité. Car on ne voit en nous qu’un mélange de vagins/utérus/seins qui a des revendications. Nous sommes encore (hélas) d’abord des Femmes avant d’être un être humain avec des compétences, des droits etc.

Ce n’est donc pas la journée des femmes mais bien la journée des droits des femmes.

Heureusement, la majorité des femmes actuelles (féministes ou pas) et les hommes (qui comprennent et soutiennent cette cause) défendent et recherchent plus d’équité.

Pourquoi cela n’a pas fonctionné de demander l’égalité ? Car c’est une grave erreur d’analyse. Nous, les femmes sommes différentes des hommes en tous points de vues. Nous vivons dans un monde d’hommes… et je n’ai pas envie d’être un homme. Surtout j’ai des besoins et des droits différents.

  • La société a créé des règles qui sont faites par eux (regardons la majorité des hommes en politique)
  • Les entreprises sont gérées selon des principes dits masculins : force, compétition etc.
  • Corporellement la différence est visible et elle est tellement mise en avant dans les publicités (Article ici)
  • Sexuellement : nous n’avons pas le droit au plaisir (Ici mon article sur le sublime libre de Diglee et Ovidie)
  • Les règles de « bienséances » nous demandent d’être des robots : on ne pleure pas en public, on ne craque pas, on n’a pas le droit de dire c’est difficile (oui on a le droit de se plaindre ça oui, hélas).
  • Les rythmes (scolaires, de travail etc) sont basés sur des principes linéaires. Je m’explique. Nous sommes obligé de nous lever tous les jours à la même heures et effectuer le même nombre d’heures de présence alors que les cycles des saisons nous invitent à autre chose. (sans parler des cycles de la lune, sans parler des cycles de nos périodes menstruelles, je vous en parle plus dans mon prochain article).

Donc ne me demandez pas d’être un homme, d’être forte, d’être constante.
J’ai essayé pendant 30 ans et j’ai souffert pendant 30 ans.

Laissez-moi être une femme vulnérable, changeante et puissante.

La société doit accepter de faire respecter nos droits en prenant en compte cette réalité inégale pour la compenser !
En France en 2018, si je suis une femme :
je suis sous-payée (mon article ici)
je suis insultée (par mes proches et sur des inconnus)
je ne suis qu’un vagin (et c’est le président qui le dit)

Laissez-moi être une femme dans un monde fait par et pour les hommes… en attendant que ce monde soit fait par et pour les femmes aussi de manière globale, complémentaire.

Je reviens vite avec un petit guide à l’usage de ceux qui veulent l’équité et je commence à chercher des solutions pratiques.
Et vous, vous avez des idées que je les compile ?

Photo d’intro by Alexa Mazzarello on Unsplash

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